mercredi 22 mai 2013

Chronique de Samba B.D.

Le bois des vierges T3 : Epousailles


Date de parution : 08/05/2013 | ISBN : 978-2-7560-2548-3
Scénario : Jean DUFAUX
Dessin : Béatrice TILLIER
Couleurs : Béatrice TILLIER
Série : Bois des vierges (Le)
Collection : HORS COLLECTION


Carnage !
La guerre entre les hommes et les bêtes bat son plein. Tandis que les cadavres se comptent par milliers de part et d'autre, Aube et le seigneur Clam réussissent à s'enfuir du Bois des Vierges. Mais chaque monde a ses règles et celui des hommes n'accepte pas les hybrides. Clam devra choisir son camp entre Homme et Loup, au risque de perdre son aimée... Poils et peaux s'uniront- ils un jour de nouveau ?

Bête humaine.
Je rentre chez moi. Je me fais une joie de lire cet ultime tome du bois des vierges. La vieille, j’ai relu les 2 premiers albums pour avoir bien l’histoire en tête. Mais derrière la porte, Christine m’attend comme une bête aux aguets. Elle me jette un de ses regards de biche dont elle a le secret. Je comprends vite sa manœuvre, ma lecture attendra car vous devez savoir que cette série à la préférence de Madame. Il faut dire qu’on y parle d’amour, une sorte de conte avec une belle (Aube) et une bête (le seigneur Clam). Parfois, je me demande si Christine ne m’aimerait pas plus viril pour pouvoir me caresser dans le sens du poil. Et puis Christine apprécie énormément le trait minutieux de dame Béatrice. Elle a pu la voir en action lors d’une séance de dédicace, elle est restée bête comme chou devant tant de dextérité pour croquer un loup ou un animal à poil. Et puis, je me demande si elle n’aimerait pas se travestir comme la rayonnante Aube dans de belles robes écarlates aux motifs distingués agrémenté d’un pendentif original pour accroitre encore son pédigree. C’est une bête de concours ma Christine l’air de rien. Je rajoute encore la force que dame Béatrice met dans ses regards. On a vraiment l’impression de lire dans les pensées des personnages. Du grand art assurément !

Mais le bois des vierges, c’est surtout une œuvre sur la différence qui fait facilement écho à notre société. Le message : il est facile de crier vengeance, de vociférer dans tous les sens mais le vrai courage vient essentiellement du pardon. Pas si facile quand la rage a besoin des litres de sang avant de s’atténuer. En tout cas, cette série en plus de nous éblouir arrive à nous faire réfléchir sur notre peur de « la différence ». Autant jouer la carte de la tolérance au lieu d’être bête comme ses pieds non ?


Merci aux auteurs pour ce beau moment de lecture
et place maintenant à un autre voyage dans les landes perdues.

Dessin :9/10
Scénario :9/10