mercredi 9 décembre 2015

ActuaBD, extrait

mardi, 8 décembre 2015 Patrice Gentilhomme
Rien à voir avec le réchauffement climatique ! En cette fin d’année, la revue nous propose plutôt d’adopter un ton bien plus léger et de privilégier le plaisir des sens !
Anticipant le succès du dernier opus de ZepEsmera, paru chez Glénat et à la suite de l’initiative du magazine Beaux Arts, dBD propose un ultime état des lieux de l’actualité éditoriale de la bande dessinée érotique.
À peine publié, le conte porno produit à quatre mains par Vince et le père de Titeuf bénéficie en effet d’une large couverture médiatique et s’inscrit d’ores et déjà comme l’un des événements de ce début d’hiver. Soucieux d’aller au plus près de l’info, le magazine n’a pas hésité à approfondir le sujet en compagnie de ses auteurs.
De son côté, chez BambooJim avec sesBeaux moments emprunte, de manière plus soft et avec un égal bonheur les mêmes chemins. En l’espèce, on a préféré publier de larges extraits de l’album justifiant par avance la présence de 50 pages de bandes dessinées dans ce numéro.
BMP - 63.1 ko
Sexe et BD, un nouveau créneau pour la presse magazine ? 
Dans un registre plus sage (quoique...), dBD s’est même risqué …au musée d’Orsay, qui présente jusqu’en janvier, une série d’images de la prostitution intitulée Splendeurs et misères. L’actualité sexy particulièrement riche de ces derniers temps donne ainsi l’occasion de revisiter un genre jadis méprisé, camouflé et souvent marginal. Avec ce nouveau hors série, riche en belles images et en extraits parfois explicites dBD tente de faire le point (et non pas le point G !) sur un phénomène éditorial en plein développement, qui réserve parfois quelques belles surprises ou révélations ; comme cet artiste japonais Harukawa représentant des asphyxies très, très particulières !
Olivier Pont, auteur du gonflé de DesSeins (Dargaud), Thierry Plée patron des incontournables éditions Tabou, et même Jean Louis Tripp (si, si l’auteur du gentil Magasin général, chez Casterman) sont également au rendez-vous de ce numéro à ne pas mettre évidemment dans toutes les mains !


« Retrouver l’émotion du petit matin, la douceur et la tendresse des corps, la disparition de la pudeur après tant d’intimité…Montrer sans rien voir… » Ce commentaire à la fois pudique et explicite de Béatrice Tillier sur son travail présenté dans la version traditionnelle du magazine. La dessinatrice y offre quelques morceaux choisis des Complaintes des Landes perdues. Des extraits sélectionnés par la rédaction qui confirment le talent de celle qui a la lourde tâche de succéder au regretté Delaby, auteur de la série avec Dufaux.


Ce numéro de Novembre propose comme à l’accoutumée des rencontres avec de grands auteurs de Gérald Forton (auteur historique de Bob Morane) à Pierre Dubois que l’on n’attendait pas auteur d’un western brûlant, mais aussi de nouveaux venus à découvrir.
Dans une rubrique fort opportunément citée « séance de rattrapage » le magazine revient sur quelques auteurs vite submergés par la vague de la rentrée Didier Kassaï,(Tempête sur Bangui, Boîte à Bulles) jeune créateur venu de Centrafrique, Nicoby pour Une Vie d’amour (Vide cocagne) et Quintanilha (Tungstène aux éditions ca et là) font partie de cela.
Et s’il n’a pas oublié de signer un bel hommage à Claude Auclair dont le magnifique Simon du Fleuve vient d’être réédité chez Lombard, Henri Filippini n’oublie pas non plus de pousser un nouveau coup de gueule face à une production galopante au préjudice des auteurs ! On vous l’avait bien dit, l’hiver sera chaud !
dBD HS 16, Bd et érotisme, en vente partout 10 €
dBD n°99 en vente partout 10 €